La force intérieure

L’énergie de vie caractérise notre posture au quotidien dans l’expression de nos choix et de notre façon d’appréhender la réalité.

Elle fait naître en nous une direction d’existence.

Notre capacité a rendre concret cet espace de possibles s’appuie sur notre force intérieure.

Elles forment ensemble un couple harmonieux et indissociable qui induit une signature exclusive dans les orientations que nous choisissons de vivre.

Un couple indissociable et performant…

Disons que l’énergie de vie rend opérationnelle la force intérieure.

Et qu’inversement, la force intérieure rend existante l’énergie de vie.

Ainsi, tout serait merveilleusement idéal dans l’élaboration de nos perspectives d’avenir.

Et surtout parfaitement efficace.

Or, que constatons-nous dans notre environnement immédiat ?

Eh bien, qu’indépendamment de ces deux ressources essentielles, l’inertie face au changement reste bien réelle.

Pour quelle raison ?

Parce qu’il est nécessaire d’organiser une cohérence entre nos différentes facettes de la personnalité.

Cela correspond au fait d’être aligné.

Ainsi, une harmonie naturelle s’exprime entre ce que l’on pense, ce que l’on dit et ce que l’on fait.

Lorsque ce n’est pas le cas, il est nécessaire d’identifier les paradoxes personnels inconscients : « je veux changer, surtout pas ! »

Cela n’est pas toujours évident !

Par exemple : la procrastination.

Cette habitude pesante de remettre au lendemain ce qui aurait du être réglé hier n’est pas forcément interprétée comme une peur voire une opposition face au changement mais plutôt comme un manque de volonté…

L’étape suivante est de répertorier la source des conflits intérieurs représentée par les croyances.

En effet, elles s’immiscent dans notre esprit sans être identifiées comme une expression de réduction d’action ou de handicap mais au contraire comme une référence !

Car la croyance de départ est très souvent établie en lien avec nos ressentis du moment ou nos appréhensions habituelles.

Elles prennent la forme d’évidences tant elles semblent en résonance avec l’interprétation que l’on a de la réalité.

Et, à force de les ruminer, elles finissent par se transformer en certitudes.

Avec d’autant plus de puissance que nous n’avons pas de capacité à remettre en cause leur existence : leur proximité émotionnelle nous empêche d’avoir le recul nécessaire permettant une réévaluation de leur véracité supposée.

La situation est d’autant plus difficile que les croyances répétitives qui sont les nôtres, éducation et contexte de vie obligent, s’expriment la plupart du temps sous la forme de croyances limitantes.

La troisième étape consiste à se recentrer sur la motivation qui nous anime.

Notre motivation est à l’origine du tremplin offrant à notre force intérieure la capacité de déployer toute sa puissance.

Avez-vous déjà ressenti l’impact de la motivation sur votre quotidien ?

D’un coup (de baguette magique !), elle efface les nuages de l’horizon et déclenche une excitation palpable très communicative.

La quatrième étape correspond à la transformation de nos attentes en appréciations.

Plus on a d’attente, moins on apprécie ce qui nous arrive.

Cela correspond d’une part, à une disponibilité d’esprit qui a disparu et qui nous empêche de nous centrer sur la réalité.

Et d’autre part, à une frustration ruminante qui aboutit à ne plus pouvoir accueillir avec délicatesse et objectivité le plaisir en devenir de ce que nous souhaitons vivre.

Comment voir le verre à moitié plein et s’en réjouir ?

Plutôt que ruminer le verre à moitié vide et le vivre si mal…

Au-delà de la capacité à relativiser et à développer une orientation de perception posée sur le positif de la vie, il est essentiel de s’entrainer en permanence à intégrer cette vision de la réalité jusqu’à en faire un réflexe naturel.

Au risque sinon d’engendrer une altération inéluctable de notre motivation…

D’où l’adhésion à la décision de mettre en place une procédure méthodologique de construction de ce réflexe.

Pour faire en sorte que cette intégration dans le quotidien implique, en conclusion, une « routine » de perception enthousiasmante.

L’immersion totale dans cette posture d’accueil correspond au meilleur entrainement possible !

La cinquième étape est représentée par la détermination précise de ce que l’on veut.

En effet, la plupart de nos décisions est le fruit de l’impact de l’environnement sur notre vie et non pas un choix personnel !

Nous faisons ce qu’il faut faire.

Dans le sens de ce qui est attendu en pareille circonstance, en fonction des règles pré-établies dans l’inconscient collectif.

C’est dire à quel point nous sommes formatés dans un univers de conditionnements invisibles.

D’où la nécessité d’identifier ce qui est induit avant de commencer à faire.

Car les préjugés diminuent considérablement la performance.

Un exemple : des chercheurs américains ont voulu quantifier l’impact de l’environnement sur la créativité de leurs étudiants.

Pour ce faire, ils les ont répartis en deux groupes similaires.

Avant de débuter les exercices identiques pour chacun des deux groupes, ils ont invité le premier groupe à visionner une publicité très innovante d’Apple.

Quant à ceux du second groupe, ils ont regardé une publicité standardisée.

Les résultats furent les suivants : 20% de créativité en plus pour le premier groupe !

La sixième étape est l’entrainement à créer des actions positives.

Un autre exemple : des chercheurs ont voulu savoir pourquoi sur une route en plein désert comme il en existe fréquemment aux Etats-Unis, certains conducteurs sortaient de la route et venaient spécifiquement encastrer leur véhicule contre les lampadaires d’éclairage pourtant très distants les uns des autres.

En les interrogeant, ils ont établi que le réflexe de chacun était le suivant : Lorsque leur véhicule sortait de la route, automatiquement, ils se disaient :  « Non, pas dans le lampadaire »

Or, le cerveau supprime le « ne… pas »

Vous est-il déjà arrivé de freiner en urgence derrière quelqu’un qui vient de piler devant vous ?

N’avez-vous jamais ressenti cette impression de ne pas pouvoir tourner le volant dans un réflexe d’évitement naturel, comme si vous étiez irrémédiablement attiré par son pare-choc ?

C’est pour la même raison : « Je veux l’éviter et, en même temps, je fonce dedans »

Car, dans le cerveau, l’injonction est la suivante : « ne pas foncer dedans ».

Dans le quotidien, nous sommes exactement dans la même posture.

Essayez maintenant, en particulier pour ceux qui ont du mal à embrayer le matin et qui expriment chroniquement une certaine maladresse, de modifier votre façon de penser et d’imprimer dans vos réflexes une posture positive et optimiste.

Par exemple : « je veux déplacer sans difficulté ma tasse de café » plutôt que « attention de ne pas la renverser. J’en ai assez d’éponger tous les matins »

Vous serez surpris du résultat !

Il est absolument essentiel de se programmer pour apprécier et s’enthousiasmer vis-à-vis de situations vues et vécues de façon positive.

La septième étape consiste à s’encourager, se féliciter et célébrer les actes positifs qui sont réalisés.

En fait, la capacité de chacun à établir une dynamique positive dans sa vie est ancrée en nous.

Mais elle ne devient accessible qu’à la condition de décider de la vivre.

Pourquoi donc se priver de la vivre spontanément ?

Pour une « simple » fidélité…

Une fidélité au modèle qui implique l’effacement de cette posture naturelle de bien-être au profit de la culpabilité intemporelle qui, elle, induit inexorablement souffrance, frustration et rumination…

Souvenez-vous des ingrédients utiles à la construction solide de la personnalité !

En conclusion, n’abandonnons jamais nos rêves…

Utilisons cette source inépuisable d’énergie de vie pour donner à notre force intérieure tous les atouts.

Notre force intérieure nous offre les capacités à construire notre quotidien autour de valeurs personnelles, libres et affranchies des barreaux de la culpabilité.

Inspirons-nous de cette magnifique allégorie :

Notre force intérieure est notre pouvoir

Déchaînez-vous !…

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