Notre carapace invisible

Les fragrances estivales nous entrainent à enlever les hauts et les bas pour ne garder que l’essentiel : notre peau !

Cette peau offerte aux caresses (pas toujours) tendres d’un soleil, cette année, néanmoins très attentionné.

Je vous laisse le soin …

D’en prendre soin.

Avec une attention particulière liée au temps des vacances.

Cette peau, à la mémoire intemporelle, nous rappelle qu’elle est le premier rempart face au monde extérieur.

Cette peau qui nous défend vis-à-vis des agresseurs microscopiques du quotidien.

Cette peau, enfin, qui accueille, telle un soldat fidèle, notre carapace invisible.

Au-delà du physiologique, elle détient les secrets de nos cheminements intimes…

En effet, elle exprime spontanément les évolutions de notre espace de ressentis.

Et nous donne à comprendre les méandres des somatisations qui se concrétisent à loisir.

Les conflits, les tensions, les non-dits, les ruminations, le stress trouvent, à son contact, de quoi se révéler sous une forme symbolique et, fréquemment, envahissante.

Qui n’a jamais dit : « En ce moment, je n’ai vraiment pas de pot » ?

Dorénavant,vous « entendrez » cette expression sous un angle plus malicieux : « En ce moment, je n’ai vraiment pas de peau »

Vous y découvrirez assez régulièrement un champ de bataille en lieu et place !

Aujourd’hui, je vous invite à un voyage dans le monde non pas du silence, mais à un voyage dans le monde du sens.

Avec comme espace de prospection, les richesses des expressions cachées aux yeux du plus grand nombre…

La peau est un organe à part entière et représente une capacité d’élimination des déchets liés au fonctionnement de l’organisme.

Mais elle est surtout aussi, dans l’inconscient collectif, le réceptacle de nos sentiments et, en particulier, du sentiment amoureux.

« Je t’ai dans la peau » correspond à une expression très forte dans le thème récurrent de l’Amour.

Il est très significatif, à ce sujet, de voir cette symbolique s’exprimer sous la forme artistique des tatouages.

Regardez autour de vous tous ces différents langages se dessiner sur des endroits choisis.

Ils témoignent tous de l’attachement profond d’une personne à une autre ou à un lieu ou à des souvenirs ou encore, à une idéologie.
Mais il y a encore un sens supplémentaire attaché à la peau.

Il correspond à cette carapace invisible qui témoigne de notre capacité à gérer le stress.

Plus elle est importante, plus elle signifie qu’elle nous est indispensable.

Il s’agit de la conjonction stress-impact psychologique environnemental.

Avez-vous remarqué à quel point notre silhouette, indépendamment de toute maladie métabolique, peut varier selon notre état de conscience et notre niveau de bien-être ?

Percevez-vous l’intensité de ces émotions et leurs conséquences sur notre corpulence ?

Mesurez-vous l’impact des situations externes sur notre niveau d’équilibre psychologique et, par voie de conséquence, sur notre aspect corporel ?

Cette prise de conscience implique la compréhension de nos mécanismes de fonctionnement, de nos postures de défense et met en jeu nos perspectives de résolution de tensions.

Elle s’intègre dans le processus bien plus vaste de notre cheminement de vie et de nos sources d’équilibre.

Elle nous rappelle à quel point il est indispensable de se respecter.

Et de partir à la recherche de nos horizons de plénitude.

Cette quête existentielle essentielle dépasse de loin l’aspect physique de notre peau.

Elle témoigne de la puissance de l’esprit et de sa complicité naturelle avec le corps.

Vous vous souvenez….

«  Un esprit sain dans un corps sain… »

Et nous invite à ce voyage initiatique qui part de notre quotidien en direction du sens de notre vie.

Pour aboutir à l’expression conscientisée de nos perspectives de bien-être.

Elle nous indique la direction.

A nous d’y mettre la force de notre désir et l’ingéniosité de notre vivacité d’esprit !

A mesure que le cheminement s’effectue, nous découvrons les facettes cachées de nos expressions de mieux-être.

Et nous constatons que tout est en relation : l’intérieur et l’extérieur de soi.

L’horizon et les relations concrètes inter-individuelles.

La plénitude personnelle et les relations conviviales.

La dynamique de nos orientations choisies et le sens de la vie que nous construisons.

Dans cet espace d’épanouissement, tout a son importance.

En particulier, ce monde indispensable qui nous occupe le plus clair de notre temps.

Et, théoriquement, nous fait vivre.

Lorsqu’il ne nous tue pas.

A petit feu…

Ce monde vers lequel toutes nos forces sont concentrées depuis notre plus tendre enfance.

Ce monde qui s’agite et déclenche les passions les plus extrêmes.

Ce monde qui aboutit à tous les débordements d’énergie…

Ce monde, enfin, qui concentre en son sein les passions les plus folles…

Mais ce monde, aujourd’hui, qui présente des signes avérés de fin de règne.

Emportés par les convulsions de ses excès intemporels.

Comme un cycle qui s’éteint…

Pour mieux renaître de ses cendres.

En ayant remodelé ses origines.

Pour correspondre à nos véritables choix de vie.

Darwin l’avait démontré au sujet de la nature.

Nous le découvrons aujourd’hui .

Sous la forme d’un nouveau monde.

Comme notre carapace invisible…

Impensable et pourtant déjà existant.

Je vous invite à venir lever le voile.

Ici et maintenant…

Un nouveau monde à portée du regard

 

2 réflexions au sujet de « Notre carapace invisible »

  1. C’est terrible et parfois même insupportable de constater combien notre esprit se dépasse et fait souffrir notre corps… La peine est double. Et même si certains signes sont évidents, on continue à s’épuiser dans tous les sens… Parfois ça nous fait du bien, mais ça ne dure pas longtemps, la souffrance revient. Parfois c’est comme si on devenait une autre personne, on ne se contrôle plus, mais ensuite on voit les marques sur notre corps, notre peau… La réalité est dure et le chemin pavé d’obstacles.

    • Bonjour Marie,
      Merci pour ce témoignage fort.
      Il est souvent difficile et douloureux de constater à quel point les conséquences de nos tensions psychologiques induisent un impact délétère sur notre corps.
      Dans ce cas, nous avons le réflexe de considérer que notre corps nous trahit du fait qu’il exprime une altération invalidante qui nous porte préjudice.
      Alors que , justement, il ne fait que signer une fidélité à toute épreuve puisqu’il continue, avec abnégation, de dire ce que l’esprit transmet.
      Soyons lucides et acceptons de considérer que le corps et l’esprit restent liés. De façon indissociable.
      Pour le meilleur !…

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