Qui suis-je?

DavidNé dans la deuxième moitié du XXème siècle, dans les prémices de la génération X, j’ai débuté ma vie par un métier enrichissant et naturellement invisible.

J’ai été collectionneur.

Pas vraiment d’oeuvres d’art au départ.
Un collectionneur multiple et varié.
Et puis, sans internet, la pratique de ce métier induisait automatiquement d’avoir une capacité de stockage importante sur le mode papier et sur celui de la mémoire.

Alors, j’ai collectionné comme monsieur Jourdain faisait de la prose: sans le savoir…

Et naturellement, les plus belles pièces de ma collection furent celles avec lesquelles j’ai entretenu une relation affective d’exception, une relation fusionnelle devrais-je dire…

Ces pièces-là furent le joyau de mon royaume: insurpassables, indéfectibles, inoubliables…

Elles constituaient le fleuron de mon quotidien.

Je les ai nommées: les blessures des accidents de la vie.

Notez bien que cette collection fut établie non pas à mon corps défendant, mais plutôt à mon corps ignorant…

Mettre en dépôt les violences de la vie, pour un enfant découvrant le monde, ne requière pas de qualités intrinsèques exceptionnelles. Juste une volonté de bien-faire et une abnégation de soi dans la priorité du sens du devoir. Tout ce qu’un enfant a originellement dans sa petite trousse à outils.

Je reviendrai, à mesure des étapes, non pas sur les faits en eux-mêmes, mais sur le mode de leur vécu, l’expérience acquise et les astuces pour les surmonter.

Sachez simplement que si Zola ou Dickens avaient été mes contemporains, j’aurai pu, en toute humilité, être une source d’inspiration référente pour eux.

Chemin faisant, j’ai découvert d’autres horizons et, avec eux, quelques résidents d’exception qui furent une source d’inspiration. Je ne citerai que, pêle-mêle, les Marx Brothers, Charlie Chaplin, Woody Allen, Scott Fitzgerald.
Bien sûr, je rajouterai Sigmund.
Mes excuses pour tous les autres qui m’ont accompagné et m’accompagnent encore. Mais je refuse que cette présentation prenne la forme d’un générique de film…

Ainsi donc, le décor est posé.

Reste à donner quelques indications sur mon road-book.

Après un parcours scolaire sage et très gentil, j’ai suivi des études de médecine.

En fait, depuis l’âge de 10 ans, je souhaitais devenir « ortho-dentiste »

J’ai donc exercé l’activité de médecin.

Avec un option forte d’originalité: un enseignement simultané d’homéopathie-acupuncture.

Je vous expliquerai les aléas de cette évolution. Vous savez, c’est comme un mariage forcé. Tant que l’on n’a pas saisi qu’il est forcé, paradoxalement, on ne le vit pas si mal que cela.

En règle générale, la nature est bien faite: le sens du sacrifice gomme les velléités de toute opposition.

Dès lors, la seule question à se poser est: « A quel prix ? »

J’ai passé quelques années à le mesurer…

Comme tout serviteur obséquieux, mes patients m’ont beaucoup apprécié durant les 15 ans de mon activité médicale.

Je reconnais bien aisément aussi, qu’ils m’ont beaucoup apporté. Vraiment.

Dans cette spirale sacrificielle naturelle, j’exerçais 75 heures par semaine. Avec la satisfaction d’avoir pu soulager.

J’ai débuté une psychanalyse à ce moment-là. Etonnant, non?

Tout allait à peu près bien, comme on dit. Je venais de me séparer.

Au décours de ce cheminement, j’ai creusé, creusé, creusé. Vous savez, comme les Shadoks. Sauf qu’eux, ils pompaient…

Et comme je vous le suggérais tout à l’heure, la lumière se trouve au bout du tunnel. Toujours. A moins de tourner en rond… Mais bon, avec une boussole…

Donc, plus je visitais les anfractuosités de mon inconscient passé au vitriol, plus j’orientais mon devenir en phase avec le respect de soi…

Jusqu’au jour où l’évidence s’imposa.

Plus que soigner, ce qui est déjà un art, me semble-t-il, j’ai décidé de poser du sens à la maladie.

Et de m’intéresser à ce qui fait que l’on tombe malade.

Disons-le tout simplement: à ce que le corps exprime lorsque l’esprit ne peut le dire autrement…

J’ai voulu percer le mystère des non-dits…

Après m’être abreuvé à d’autres sources du savoir, (Jacques Salomé, Isabelle Filliozat), j’ai poursuivi la découverte de nouvelles références qui sont devenues mes colocataires: l’enneagramme (avec Fabien et Patricia Chabreuil) et, plus encore, le MBTI ( avec Juliette Ricou)…

D’un caractère innovant, créatif et vif d’esprit, j’ai fait évoluer toutes ces connaissances pour, finalement, sculpter les bases d’une méthode unique et référente de développement personnel.

Elle me permet, d’une façon originale, d’accompagner chaque personne dans le sens de l’optimisation de ses potentiels.

J’ai arrêté l’exercice de la médecine pour me consacrer uniquement à cette activité-là. Depuis bientôt 15 ans.

D’un naturel hors-format, la définition que je pourrais donner à ma qualification professionnelle n’est pas celle de coach ou de psychothérapeute.

Je préfère m’exprimer comme sculpteur de talents et créateur d’art de mieux-vivre.

La continuité naturelle de cette expression d’activités passe par la communication et la possibilité de transmettre ces facettes d’expériences.

C’est pourquoi j’ai toujours apporté un soin particulier à ce que cette connaissance puisse être partagée.

J’ai été, au décours du temps, chroniqueur au Courrier Picard, intervenant référent sur France Bleu Picardie dans l’émission : « On en parle entre nous » et, dernièrement, responsable de la chronique bien-être de Picardie matin, sur FR3 Picardie.

David Jeruzalska

11 réflexions au sujet de « Qui suis-je? »

  1. Cher David,

    Je tiens à vous remercier tout d’abord pour ce blog que je vais prendre plaisir à consulter régulièrement et le livret « Les 7 secrets du Mieux-Vivre » que j’ai lu très attentivement.

    J’ai particulièrement apprécié, au-delà de votre talent certain pour l’écriture et un certain humour voire auto-dérision, bien évidemment les 7 secrets du Mieux-Vivre que je vais tâcher de mettre en application au quotidien … jusqu’à présent, je n’appliquais que le « Positiver ».

    J’ai particulièrement apprécié aussi certaines phrases.

    Notamment celle sur le fait que notre vie entière est une course contre le temps, une course pour être le meilleur (performance), une existence tournée autour du « avoir ». Je m’y retrouve complètement car j’ai l’impression de courir tout le temps professionnellement et personnellement depuis des années et quand je peux me poser un peu côté perso, je me crée encore de l’activité qui fait que je cours encore et encore, comme une fuite en avant, comme si courir me permettait de m’éloigner de mes casseroles du passé (et surtout pas les affronter une fois pour toute), sauf qu’elles sont bel et bien accrochées à mes pieds et me suivent partout !

    La phrase la plus marquante pour moi est « Travailler pour construire son paradis intérieur ». Cette phrase a connu immédiatement un écho en moi, et elle ne me « quitte » plus depuis que je l’ai lue. Je serais fan de Valérie Damidot, je la mettrai en sticker au mur chez moi 😉

    Il est certain que pour « atteindre » ce paradis intérieur, il faut travailler sur soi (et oui, cela ne tombe pas du ciel, cela exige de réfléchir, travailler, lire, prendre conscience de certaines choses, souffrir aussi, affronter ses peurs, son passé, mettre en place différentes actions pour GRANDIR (psychothérapie, sophrologie, méditation…). Ce paradis intérieur se construit petit à petit, nécessairement sur des bases solides et s’entretient aussi.

    Pourquoi un tel écho donc sur moi de la formule « Travailler pour construire son paradis intérieur » ? Parce que je suis en plein dans une phase de (re)construction et prise de conscience du MOI (travail en cours, cela fait un an que j’ai entamé une psychothérapie). Le MOI, cette petite/grosse « bête » qui est en moi depuis ma naissance mais dont je n’ai pas pris conscience (et donc pas soin) avant cette année. Il serait temps, j’ai 37 ans !

    J’ai passé ma vie à être tournée vers l’extérieur, vers les autres, mes parents, ma mère surtout, mon ex-mari, puis mon ex-compagnon, mon fils, certaines « amies », mon travail … à m’en oublier moi-même, ce que je suis, ce que je veux vraiment au fond de moi, ce que je vaux aussi à mes yeux, et non aux yeux des autres. Et ça fait mal de se contorsionner sans cesse pour entrer dans les différents moules que notre entourage veut qu’on revêt. Une grande partie de mes choix personnels et professionnels ont été « dictés » par les autres, pour leur plaire, ou en réaction à mon entourage (ma mère surtout)(ne surtout pas devenir comme elle par exemple) et pas en provenance de mon MOI profond. J’ai toujours senti comme un léger malaise, un truc indéfinissable, sûrement lié à l’incohérence entre ma vie que j’avais et la vie que mon MOI profond aurait choisi. Mais je n’ai jamais écouté cette impression de décalage/incohérence et tenté de découvrir d’où cela pouvait bien venir, le « devoir » m’appelait, à satisfaire famille, mari, enfant, patron. Je n’avais pas la maturité actuelle aussi. Et puis j’étais en plein dans les modèles tels que vous le décrivez, les modèles qui ont une telle emprise inconsciente sur soi.

    Mais désormais, c’est terminé, enfin c’est la décision que j’ai prise il y a quelques mois.

    J’ai pris la décision de me connaître MOI (parce que finalement, je ne me connais pas tant que ça, ni quelles sont mes valeurs propres), de prendre soin de MOI, d’être ma propre priorité (sans que cela fasse de moi quelqu’un d’égoïste) et de réorienter ma vie en conséquence quand mon travail sera bien avancé (je ne pense pas qu’on puisse dire terminé car on apprend sur soi tout au long de sa vie).

    C’est mon objectif de 2015 et le plus beau des cadeaux que je puisse me faire, même si je sais que le parcours va être douloureux (je me suis totalement retrouvé dans votre image de « collection des blessures des accidents de la vie » car ma collection a démarré toute petite, avec au fil de l’eau des pièces uniques, tellement uniques que ceux qui me connaissent me disent que je pourrais écrire un roman de ma vie).

    Bref je vous remercie pour ce blog et ne vais pas manquer d’y participer.

    Une très belle année 2015 à vous

  2. J’ai fait la connaissance de David aujourd’hui même, et je suis maintenant persuadé qu’il y a des rencontres qui peuvent changer une vie… Le travail ne fait que commencer et je suis porté par l’idée que le désir de ce qu’il y a après m’aidera à surpasser ma peur.
    merci David.

    • Merci de ta confiance Aurélien.
      Mais, surtout, merci de te faire confiance pour avoir décidé de cheminer dans cette grande aventure qui est la quête de soi…
      Bienvenue dans cette formidable épopée !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *